MACAPÁ
Le nom Macapá, d’origine Tupy et qui a encore la variation “Macapaba”, signifie: “l’endroit où il y a beaucoup de « bacabas », le fruit d’un palmier natif de la région. Avant de recevoir ce nom, la ville de Macapá a été appelée Adelantado de Nueva Andaluzia, quand le comandant espagnol Francisco de Orellana a été dans la région.
L’histoire de Macapá se rattache à la défense et à la fortification des frontières du Brésil à la période colonniale, la ville étant le siège d’un commandemant militaire, créé en 1738. Ensuite, dans la Place São Sebastião (actuellement Place Veiga Cabral), le 4 février 1758, on érigeait un pilori, en présence du Capitain Général de l’État du Grão-Pará, Francisco Xavier de Mendonça Furtado, inaugurant, de ce fait, le Village de São José de Macapá. Dès lors, des nouvelles édifications ont été batues, préservées encore aujourd’hui, constituant un véritable patrimoine culturel, à l’exemple de la forteresse de São José de Macapá.
En 2007, la population estimée par l’IBGE est de 368.397 habitants et le territoire occupé par la ville s’étend sur 6563 km2, ce qui donne une densité démographique de 49,75 habitants/km2.
Une ville de 250 ans
La capitale de l’Amapá est l’une des seules villes brésiliennes ayant des caractéristiques très particulières : elle est traversée par la ligne de l’Équateur, et témoigne le phénomène de l’équinoxe, raison de l’arrivée de nombreux visiteurs à la ville. Il faut dire encore que Macapá est baignée par les eaux du grand fleuve Amazonas...
Connu par son esprit hospitalier, le peuple de Macapá est festif et accueille chaleureusement ceux qui arrivent pour apprécier les beautés et les émotions qu’il sait trés bien mettre en évidence. L’odeur de la « priprióca » et du « patchuli » nous envahit l’esprit et le coeur. Les sons contagiants des tambours du « marabaixo » et du « batuque » nous permettent d’entrer dans le rythme hérité de l’influence des africains venus pour bâtir la forteresse de São José de Macapá. Avant de savourer la « caldeirada », il ne faut pas négliger le « camarão no bafo » (crevettes cuites à la vapeur). Le dessert peut bien être une glace de « bacuri » ou d’ « açaí ». La nuit arrive et, sous la pleine lune, suivant la pulsation des « caixas », c’est l’heure de boira de la « gengibirra » et de s’abandoner à la danse. Le matin, le seul contact avec les eaux de la « Fazendinha » nous refraîchi la peau bronsée par le soleil de l’équateur, où « il n’y a pas de péché », mais plutôt un vert et vaste champ du côté du « curiaú ». Voilà ce qui peut offrir Macapá, mais il y a encore plus. Venez découvrir le charme de cette « Gardienne de l’Amazonie ».
|